lundi 30 novembre 2009
Syndicat -
Christine Pujol va saisir la justice
Christine Pujol, la présidente contestée du premier syndicat de restaurateurs français, l’Umih, a annoncé aujourd’hui qu’elle allait déposer un référé en justice pour trancher le conflit qui l’oppose à son prédécesseur André Daguin, qui lui dispute sa place.
Tous deux étaient présents dans la matinée à une ultime séance de négociations sur les salaires dans le secteur de la restauration, alors que le gouvernement a fixé cette date butoir pour un accord en contrepartie de la baisse de la TVA à 5,5%.
"Le dépôt d’un référé devant le tribunal de grande instance est en cours car on ne peut pas continuer comme ça", a déclaré Mme Pujol, ajoutant qu’"il y a eu des voies de fait", comme le retrait de sa carte bancaire et le
changement de la serrure de son bureau.
M. Daguin s’est justifié auprès de l’AFP en rétorquant que "c’est le directoire qui a demandé au président par intérim que je suis de prendre toutes les mesures conservatoires". Mme Pujol "a raison" de faire appel à la justice, selon lui.
Au sujet de l’accord qui doit être négocié lundi, M. Daguin admet que "si pour apaiser le climat" il doit "ne pas signer" alors il ne signera pas.
Les deux chefs de l’Umih, qui se sont livrés à une nouvelle passe d’armes devant la presse, ont cependant marqué leur volonté de parvenir à un accord "dans l’intérêt de la profession et des salariés".
Un représentant du ministère du Travail, qui joue le rôle de conciliateur, préside la commission mixte paritaire dans le cadre de laquelle se déroulent les négociations.
Les syndicats de salariés CGT, FO et CFTC, qui s’étaient opposés fin juillet à un premier projet d’accord, ont redit leur exigence d’obtenir une "prime pérenne" ou un "13e mois", en plus d’une revalorisation de la grille
des salaires.
L’Umih et le Synhorcat, 2e syndicat patronal, ont affirmé une nouvelle fois qu’ils étaient opposés à une mesure pérenne car ils craignent notamment que la TVA n’augmente sous un autre gouvernement.